Assemblée législative de transition du Burkina Faso
Assemblée législative de transition
Exposé sur la situation de la Nation : les préoccupations des représentants du peuple
‎L’exposé du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, sur la situation de la Nation prononcé le 30 janvier 2026, a été suivi de nombreuses questions concernant des secteurs clés du développement national. ‎
La question sécuritaire s’est imposée comme l’un des axes centraux de ces échanges. Les députés ont dans un premier temps salué les efforts consentis par le Gouvernement dans la reconquête du territoire national. Ils ont ensuite estimé nécessaire d’aller plus loin en s’interrogeant sur la coordination entre les acteurs civils, militaires et communautaires, jugée essentielle dans un contexte sécuritaire et humanitaire encore fragile. À ce titre, ils ont insisté sur l’importance de renforcer la cohésion sociale et la confiance entre l’État et les populations afin de consolider les acquis sur le terrain. ‎ ‎Dans cette dynamique, des préoccupations spécifiques ont été soulevées concernant les forces combattantes et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Les députés ont notamment évoqué les besoins en formation, en équipement, en circulation de l’information et le paiement régulier des indemnités. Ils ont également plaidé pour une meilleure prise en charge psychologique des combattants, pour l’accompagnement des blessés en opération et les familles des soldats tombés au front. ‎ La lutte contre la drogue et les produits stupéfiants n'est pas passée sous silence. Ces fléaux étant perçus comme une menace croissante pour la jeunesse et comme une source de financement des groupes terroristes. ‎La gouvernance et la lutte contre la corruption ont également occupé une place importante dans les débats. Les députés ont interrogé le Gouvernement sur l’effectivité de la politique de tolérance zéro en matière de corruption tout en soulignant les difficultés rencontrées dans sa mise en œuvre. Ils ont aussi évoqué le rôle des acteurs de la société civile dans ce combat, estimant que leur implication demeure essentielle pour renforcer la transparence de l’action publique. ‎Les intervenants ont également fait cas de la révision de la Constitution et la non mise en œuvre de certaines réformes institutionnelles, notamment l’opérationnalisation des Comités de veille et de développement (COVED). ‎La digitalisation de l’administration a été évoquée comme un mécanisme susceptible d’améliorer la transparence, l’efficacité et la qualité des services publics.