Professionnalisation et employabilité des jeunes : des communications et un panel pour mieux orienter les actions de la CGSASH
Le vendredi 12 juin 2026, les membres de la Commission du genre, de la santé, de l'action sociale et humanitaire (CGSASH) ont clos l’atelier de renforcement des capacités sur la professionnalisation et l'employabilité des jeunes dans le contexte sécuritaire du Burkina Faso.
Les différentes communications dont les participants ont bénéficié, leur ont permis d’approfondir leur compréhension des enjeux liés à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Les différents échanges se sont déroulés dans un cadre de partage d’expériences et de réflexion sous la présidence de Marie Angèle TIENDRÉBÉOGO/KALENZAGA, camarade présidente de la CGSASH.
La première communication, présentée par le camarade Koudpiga YERBANGA, Directeur général de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, a porté sur la professionnalisation des jeunes. Les discussions ont mis en lumière le rôle stratégique des secteurs de l’économie, de l’éducation et de la formation dans la création d’emplois. L’accent a été particulièrement mis sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (EFTP), reconnu comme un levier essentiel de développement des compétences et d’insertion socioéconomique. Les défis liés au financement, aux infrastructures et à l’adéquation entre les formations dispensées et les besoins du marché de l’emploi ont également été examinés.
La deuxième communication, animée par le camarade Abdoulaye TRAORE, Directeur des programmes d’emplois et de l’innovation, a été consacrée à l’employabilité des jeunes. Cette présentation a permis de dresser un état des lieux de l’emploi au Burkina Faso et de mettre en évidence les défis persistants liés au chômage, au sous-emploi et à l’insuffisance des qualifications professionnelles. Les échanges ont également souligné le potentiel du secteur agricole en matière de création d’emplois ainsi que la nécessité d’une mobilisation accrue des acteurs publics et privés pour renforcer l’insertion professionnelle des jeunes.
Pour sa part, le camarade ZOTIN Larba Dieudonné, Directeur du développement de l’enseignement général, a présenté les enjeux, défis et perspectives de la professionnalisation des jeunes. Il a rappelé que cette question constitue aujourd’hui une réponse stratégique aux défis sécuritaires et économiques auxquels le Burkina Faso est confronté. Selon lui, l’EFTP représente un instrument majeur de promotion de l’emploi, de stabilité sociale et de développement durable. Sa réussite repose sur une mobilisation concertée de l’État, du Parlement, des partenaires techniques et financiers, du secteur privé ainsi que de l’ensemble de la société. À cet effet, les parlementaires sont appelés à contribuer au renforcement du cadre législatif, à soutenir les mécanismes de financement et à promouvoir un meilleur suivi de l’insertion professionnelle des jeunes.
Enfin, les participants à l’atelier ont eu droit à un panel consacré à l’état des lieux de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle (EFTP) au Burkina Faso. Animé par des représentants du ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation /Promotion des Langues Nationales, (MEBA/PLN), du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et du ministère des Serviteurs du Peuple (MSP), ce cadre d’échanges a permis de présenter les principales actions entreprises dans les différents sous-secteurs de l’éducation et de la formation, ainsi que les défis liés à l’amélioration de la qualité des enseignements et à l’employabilité des jeunes. Les communications ont notamment mis en lumière les efforts déployés pour adapter les offres de formation aux besoins du marché du travail, renforcer les compétences des apprenants et promouvoir une meilleure adéquation entre la formation et les opportunités d’emploi. Au-delà des présentations, le panel a offert aux parlementaires l’occasion de soulever diverses préoccupations relatives à l’accès à la formation professionnelle, à l’orientation des apprenants, à la qualité des infrastructures éducatives, au financement du secteur ainsi qu’aux perspectives d’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Cette session interactive a ainsi favorisé un dialogue constructif entre les députés et les représentants des structures concernées, contribuant à une meilleure compréhension des réalités du secteur et des leviers à actionner pour renforcer la professionnalisation et l’employabilité des jeunes dans le contexte national.
La cérémonie de clôture, présidée par la camarade présidente de la CGSASH, Marie Angèle TIENDREBEOGO/KALENZAGA, a marqué la fin de ce cadre d’échanges enrichissants, tout en laissant entrevoir des pistes de réflexion et d’action pour la suite du dossier.