Assemblée législative du peuple du Burkina Faso
Assemblée législative de transition
Loi de finances rectificative 2026 : les députés donnent leur quitus aux nouveaux ajustements budgétaires
(Mercredi,le 23 septembre 2026) Les députés réunis en séance plénière sous la présidence du chef du Parlement, le camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, ont adopté, ce mercredi 23 septembre 2026, le projet de loi portant loi de finances rectificative de la loi de finances pour l’exécution du budget de l’État, exercice 2026. Cette adoption intervient au terme de plusieurs jours de travaux de la Commission des finances et du budget consacrés à l’appropriation du texte et à l’audition du Gouvernement.
La révision du budget intervient dans un contexte marqué par une évolution favorable de la mobilisation des recettes. Au 30 juin 2026, 1 972,85 milliards de FCFA de recettes avaient été mobilisés, tandis que l’exécution des dépenses s’établissait à 1 853,44 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution global de 47,30 %. La nouvelle configuration budgétaire ouvre ainsi de nouvelles marges pour la prise en charge de dépenses supplémentaires. Le rapport examiné par les députés fait ressortir une hausse des dépenses en capital, qui atteignent 1 609,79 milliards de FCFA, dont 1 579,79 milliards de FCFA au titre des investissements exécutés par l’État. Au cours du débat général, les députés ont soulevé plusieurs préoccupations portant sur les mesures fiscales proposées dans le texte, les exonérations et leur évaluation, ainsi que sur l’exécution des investissements et le financement de plusieurs projets et actions de l’État. Ces échanges ont permis au Gouvernement d’apporter des précisions sur les différents ajustements soumis à l’appréciation de la Représentation nationale. Au terme de l’examen du texte, la COMFIB a relevé les principaux ajustements à prendre en compte dans la nouvelle configuration budgétaire et formulé plusieurs recommandations à l’endroit du Gouvernement. Celles-ci portent notamment sur le respect des dispositions relatives à l’information du Parlement concernant les décrets d’ouverture de crédits à titre d’avances, l’évaluation du montant des exonérations liées aux nouvelles mesures fiscales et la mise à niveau du réseau RESINA. À la suite de ces échanges, le ministre de l’Économie et des Finances est revenu sur les raisons ayant conduit le Gouvernement à proposer cette révision. Il a expliqué que le suivi de l’exécution budgétaire avait fait ressortir de bonnes performances en matière de recettes, permettant de prendre en compte les ressources supplémentaires et d’ouvrir de nouvelles dépenses. Selon le camarade Aboubakar NACANABO, 301 milliards de FCFA de recettes supplémentaires ont ainsi été ouverts dans le cadre de la loi de finances rectificative. Il a également indiqué que l’épargne budgétaire dépasse désormais 900 milliards de FCFA, soit une progression d’environ 35 % par rapport aux prévisions initiales. Cette marge supplémentaire doit permettre, selon le ministre de l’Économie et des Finances, de renforcer les investissements structurants. Le camarade Aboubakar NACANABO a cité les infrastructures routières et immobilières, l’acquisition d’équipements et de véhicules pour le parc de l’État ainsi que plusieurs projets inscrits dans le cadre du Plan RELANCE. Il a également évoqué la deuxième phase du projet Smart, destinée à renforcer la surveillance urbaine, la gestion de la circulation et la verbalisation. À l’issue de l’adoption du texte, le camarade Aboubakar NACANABO a salué le travail réalisé avec les députés, particulièrement les membres de la COMFIB, ainsi que la mobilisation des différents collaborateurs ayant contribué à la finalisation du projet de loi. Il a appelé les régies de recettes à poursuivre leurs efforts de mobilisation et les ordonnateurs de crédits à veiller à une exécution efficace des dépenses, afin que les ressources engagées contribuent effectivement à améliorer les conditions de vie des populations.